L’économie marchande bruxelloise se maintient, dans un contexte international incertain

Dans son dernier Baromètre conjoncturel, l’Institut Bruxellois de Statistique et d’Analyse fait le point sur les évolutions économiques récentes en Région bruxelloise. En 2025, l’activité marchande bruxelloise a légèrement progressé, dans un contexte international instable. Le secteur de la construction est le principal moteur de cette croissance, tandis que plusieurs activités de services ralentissent. Dans le même temps, le chômage augmente et l’emploi salarié diminue.
La construction soutient encore l’économie bruxelloise
En 2025, l’activité marchande bruxelloise a augmenté de 0,4 %. Cette croissance modérée vient surtout du secteur de la construction, dont l’activité a progressé de 6 % sur l’année. Cette croissance est essentiellement due à la construction de bâtiments et la promotion immobilière (+10 %), ainsi qu’aux travaux de construction spécialisés (+4 %).
Dans les services, la situation est plus contrastée. Les services aux entreprises restent globalement stables alors qu’ils avaient tendance à porter la croissance ces dernières années. Au sein des services aux particuliers, l’hébergement progresse fortement (+10 %), tandis que le commerce de détail reste sous son niveau d’avant la pandémie de Covid-19.
Les perspectives pour 2026 sont incertaines : les tensions au Moyen-Orient risquent de faire remonter les prix de l’énergie et l’inflation. Cela pèserait sur les coûts des entreprises et le budget des ménages.
L’emploi recule et le chômage augmente
Le marché du travail bruxellois s’est dégradé en 2025. En fin d’année, la Région bruxelloise comptait 352 200 salariés et salariées parmi sa population résidente. C’est 4 500 personnes de moins qu’un an auparavant, soit une baisse de 1,3 %. C’est la première fois depuis plus de dix ans que l’emploi salarié diminue pendant quatre trimestres d’affilée.
Le travail intérimaire recule aussi en 2025. Début 2026, son niveau est particulièrement bas à Bruxelles, proche de celui observé pendant les confinements de 2021.
En parallèle, le chômage continue d’augmenter. En mars 2026, la Région de Bruxelles-Capitale comptait 94 378 personnes inscrites comme demandeuses d’emploi inoccupées, soit une hausse de 4,7 % sur un an. La réforme des allocations de chômage commence à se voir dans les chiffres administratifs : le nombre de personnes sans emploi indemnisées diminue, tandis que davantage de personnes inscrites chez Actiris se tournent vers un CPAS. Entre janvier et mars 2026, 1 412 Bruxellois·es exclus du chômage lors de la première vague ont fait appel à un CPAS (chiffre provisoire du SPP Intégration sociale).
Les secteurs des technologies de l’information et de la communication (TIC) et de l’audiovisuel perdent de la vitesse
Après plusieurs années de forte croissance, les activités informatiques diminuent (-2 %) en Région bruxelloise.
L’activité du secteur audiovisuel ralentit aussi. La production de films, de vidéos et de programmes télévisés diminue légèrement sur un an. Les activités de programmation et de diffusion radio-télévisées chutent de 15 %.
Ces évolutions montrent que ce secteur se transforme rapidement, notamment avec le développement de l’intelligence artificielle.
En savoir plus ?
Le Baromètre conjoncturel est une publication semestrielle qui analyse les principales évolutions conjoncturelles de l’activité économique et du marché de l’emploi dans la Région de Bruxelles-Capitale, sur base des indicateurs économiques les plus récents.
D’autres chiffres sur l’économie et le marché du travail sont disponibles sur le site de l’IBSA.
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